Autoroutes

Le réseau autoroutier luxembourgeois s'étend actuellement sur une longeur totale de 152 km.

Définition

(article 2 du Code la Route)

Voie publique répondant aux conditions suivantes :

  1. elle comporte pour les deux sens de la circulation des chaussées distinctes séparées l’une et l’autre par une bande de terrain non destinée à la circulation;
  2. aucun croisement à niveau avec d’autres voies publiques n’y existe;
  3. elle est spécialement marquée par le signal «autoroute».
    Des exceptions aux prescriptions sub 1) sont admises en des points singuliers ou à titre temporaire.

Historique

Le concept autoroute apparaît en 1909 en Allemagne avec la société AVUS (Automobil-Verkehrs- und Übungs-Straße). Dans les années 20, différents projets de types de routes à voies séparées sont étudiés et réalisés en Italie (85 km entre Milan et Varèse en 1924) et aux Etats-Unis (65 km à Long Island en 1914 comme voie protégée pour des hommes d’affaires). A l’exception de l’AVUS d’une longueur de 9 km située au sud-ouest de Berlin et mise en service en 1921, aucun des projets d’autoroute allemands ne dépasse ce stade durant la période de la République de Weimar.

Le terme « Autobahn », « autoroute », créé en 1929 pour la première fois dans le cadre du « Autobahnprojekt HaFraBa » (Projet d’autoroute Hamburg – Frankfurt – Basel), s’intègre dans le vocabulaire populaire à partir de la création du réseau allemand de la « Reichsautobahn ». Le but recherché de ces nouvelles constructions massives est dans un premier lieu le transport rapide des unités militaires à travers le pays et dans un deuxième seulement la lutte contre le chômage.

Durant les années 50 et 60, vu la densité de la circulation sur les routes nationales et la circulation optimisée sur les deux voies ininterrompues des autoroutes, se crée un réseau d’autoroutes national dans les pays européens. Jusque dans les années 90 seules les frontières constituent un obstacle majeur, à part des péages instaurés dans certains pays, comme notamment en France, pour la libre circulation des véhicules.

A côté du développement du réseau autoroutier, la sécurité routière a connu une évolution fulgurante. Au début, les deux chaussées n’étaient même pas séparées par des glissières. Actuellement les autoroutes garantissent une sécurité maximale, si l’on respecte les règles, notamment celles de la vitesse maximale autorisée, de la distance de sécurité et de la courtoisie.

Au Grand-duché le développement des projets autoroutiers a connu ses débuts à la fin des années 60. Les premiers tronçons réalisés furent les tronçons Kirchberg – Senningerberg de l’autoroute A1 et Pontpierre – Esch / Lallange de l’autoroute A4. Leur mise en service était en 1969. Rapidement suivent les autoroutes A3 (Luxembourg – Dudelange) et A6 vers Arlon.

Plus tard ouvre l’autoroute A1 vers Trier, venant de la frontière allemande à Wasserbillig (sections I à III) et joignant l’autoroute A6 par la Croix de Gasperich en contournant la Ville de Luxembourg au Sud-Est. La dernière réalisée est l’autoroute A13 orientée ouest-est entre la Biff à Bascharage et Schengen, ralliant la nouvelle autoroute allemande A8.

L’Etat luxembourgeois construit à l’heure actuelle la route du Nord A7, qui devra dans les années à venir connecter le nord du pays avec la capitale. Différentes tronçons, comme par exemple le tronçon entre Mersch et Ettelbrück, sont déjà ouvertes à la circulation.

Pour la petite histoire  

Chaque pays possède son propre système de numérotation des routes.

Au Grand-duché la numérotation des autoroutes est dérivée à partir de la numérotation des routes nationales. Les premières routes nationales étaient numérotées selon les aiguilles d’une horloge, en commençant par la route vers Trier, la route N1, jusqu’à la route vers le Nord N7. En référence à cette désignation les autoroutes s’appellent A1 « autoroute de Trier » et A7 « route du Nord ».

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